Julien PONCHELET

Domaine de recherche

Intitulé de la thèse : Paléoenvironnement et interactions sociétés-milieux durant les phases de peuplement du Pacifique Sud-Ouest : Etude de cas et approche anthracologique autour de l’île d’Efate (Vanuatu) 

 

Sous la direction de Frédérique Valentin (UMR 8068 Temps) et la co-direction de Michelle Elliott (UMR 7041 ArScAn)

Ma thèse est conduite en étroite collaboration avec les membres du Centre Culturel du Vanuatu (Vanuatu Kaljoral Senta, Port Vila) et sous la supervision scientifique d’Emilie Dotte-Sarout (University of Western Australia)

 

Ma thèse consiste à étudier les restes anthracologiques (charbons de bois) issus de niveaux Lapita et post-Lapita de trois sites archéologiques de l’île d’Efate au Vanuatu : Teouma, Erueti et Mangaas-Arapus. L’archipel du Vanuatu, situé au carrefour de plusieurs archipels du Nord, de l’Est et du Sud de la Mélanésie, a été peuplé à partir de 3000 BP par des populations de culture « Lapita ». Si l’histoire de ces peuplements est relativement bien connue, les connaissances concernant les premières interactions hommes-milieux à cette époque restent lacunaires. Ma thèse a donc pour objectif de développer la première application de l’approche anthracologique sur des sites de premier peuplement au Vanuatu afin de rassembler un corpus de données archéoenvironnementales solides et accroître les connaissances sur les dynamiques homme-végétation dans le Pacifique insulaire, leur diversité et leur évolution dans le temps. Les charbons de bois sont en effet des vestiges de la gestion humaine du paysage. Au-delà de l’aspect de collecte du bois de feu, ils sont le témoin de la fréquentation par les populations anciennes de milieux végétaux particuliers, de leur composition et de leur évolution en termes de transformation anthropique des paysages ou d’enregistrement des changements climatiques. L’étude des charbons de bois et des contextes archéologiques associés permettra ainsi d’ouvrir des fenêtres sur les paléoenvironnements de l’île d’Efate, et d’apporter des données concernant les modalités d’implantation humaine et les changements socio-culturels au Vanuatu sur le premier millénaire de peuplement (3000 – 2000 BP). Ma thèse s’inscrit également dans le développement de l’anthracologie appliquée à l’archéologie de l’Océanie, dans la mesure où elle représente la première application d’ampleur de l’anthracologie au Vanuatu, et sera donc l’occasion de créer les outils méthodologiques nécessaires et qui pourront servir pour de futures études.