
Identifier, caractériser et représenter les contraintes par l’étude des usages des ressources par les sociétés, passées et actuelles
Les communications proposées devront présenter des cas d'étude permettant d'illustrer concrètement comment la notion d'espace contraint a été abordée par les disciplines scientifiques étudiant les groupes humains et les environnements pour la Préhistoire. Comment les différentes formes possibles de contraintes (physiques, climatiques, écologiques, culturelles…) ont-elles été évaluées pour ce qui concerne la recherche, la circulation et la gestion des ressources (minérales, végétales, animales) ? Les communications attendues pourront permettre, par exemple, de discuter des paramètres à prendre en compte dans l’étude des contraintes de relief et des plus courts chemins : relief, paramètres physiques ou biophysiques, types et tailles des groupes humains, etc. Les communications pourront s’appuyer sur des exemples issus de la littérature ethnographique, illustrant l’adaptation de populations à des espaces perçus comme « contraignants » mais néanmoins fréquentés. Elles pourront également présenter des expérimentations menées par les chercheur·ses eux- mêmes, confrontant la pratique directe de ces espaces considérés a priori comme « contraignant » à leur étude, à l’image des travaux en technologie lithique qui ont tiré parti de la taille expérimentale. Enfin, une attention particulière pourra être portée à la relativité de la notion de contrainte, en lien avec l’importance des sites concernés (dimension, fréquence d’occupation et installation, capacité d’accueil, etc.) et leur fonction dans les usages des territoires notamment par rapport aux ressources étudiées (halte ponctuelle isolée, lieu d’installation durable ou réseau d’implantations). Les communications seront également invitées à rendre-compte de leurs réflexions et de leurs choix sur les modes de représentation des formes d'espaces contraints aux différentes échelles de temps et d'espace étudiées ; la cartographie de ces contraintes n’étant pas toujours évidente. Certains éléments topographiques perçus aujourd’hui comme des barrières (grands fleuves, bras de mer) ne l’étaient peut-être pas durant la Préhistoire. La représentation de ces espaces ne saurait donc reposer sur nos perceptions contemporaines ni sur les schémas traditionnels de représentation auxquels nous sommes habitués.