Alexandre CantinThèse d’Alexandre Cantin a été réalisée sous la direction de Boris Valentin et présentée devant un jury composé de :
– François BÉTARD, Professeur à la Sorbonne-Université (examinateur)
– Federica FONTANA, Professeure à l’Université de Ferrara (rapportrice)
– Colas GUÉRET, Chargé de Recherche du CNRS à l’UMR 8068 (examinateur)
– Jacques JAUBERT, Professeur à l’Université de Bordeaux (rapporteur)
– Esther LÓPEZ-MONTALVO, Chargée de Recherche du CNRS à l’UMR 5608 (examinatrice)
– Frédéric SÉARA, Inspecteur des patrimoines et de l’architecture au ministère de la Culture (examinateur)
– Boris VALENTIN, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (directeur)
L’attribution aux sociétés de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique d’une partie des gravures rupestres observées dans les abris gréseux du sud de l’Île-de-France a été proposée dès le milieu du XXe siècle. Cette hypothèse se fonde sur la découverte
répétitive d’industries lithiques de cette période — comportant des outils de gravure — au pied des parois gravées et aussi dans d’épaisses couches archéologiques formées par l’usage des abris les plus spacieux comme habitats. Les dernières fouilles dans ces abris gravés remontent cependant aux années 1980 et l’on s’interroge toujours sur les types de motifs attribuables au Mésolithique.
Cette thèse entend remédier à cette situation. Elle s’appuie pour cela sur un bilan critique des recherches archéologiques passées et aussi sur une nouvelle opération que nous avons menée sur un gisement clé pour la contextualisation des gravures à Larchant (Seine-et-Marne). Des datations absolues ont ainsi pu être réalisées pour la première fois sur les couches contenant des outils de gravure. Ce travail a permis d’affiner les hypothèses chronologiques précédentes, confirmant que la pratique rupestre concerne le VIIIe millénaire avant notre ère tout en reculant son début à la fin du IXe millénaire. Une bonne partie du premier Mésolithique est donc concernée. Dans les 7 abris gravés où des occupations de cette époque sont clairement attestées, notre étude a permis de cerner les types de motifs gravés par les derniers chasseurs. Il s’en dégage une iconographie cohérente, basée sur la multiplication des sillons parallèles ou orthogonaux, ce qui recouvre peut-être deux phases graphiques différentes. L’étude de la répartition spatiale de cette iconographie mésolithique à l’échelle du sud de l’Île-de-France a permis par ailleurs de démontrer qu’il s’agit d’un phénomène d’ampleur régionale avec des sites rupestres formant un maillage dense sur le terrain, comme c’est le cas dans la microrégion de 5 km² dans laquelle s’inscrit le gisement dont on a repris la fouille.
Les implications palethnographiques et paléhistoriques de ces pratiques rupestres sont discutées en conclusion.
Inscription à la soutenance : https://framaforms.org/soutenance-dalexandre-cantin-1778446926

CC By Ilan Molcho